Arrivée à Lausanne
Nous avons fait le choix de venir à Lausanne en voiture, ce qui n'est pas forcément nécessaire pour découvrir le lac Léman. Si on ne souhaite pas découvrir le Jura Suisse pendant son séjour, on peut très bien se contenter du train et du bâteau pour se promener le long du lac.
Le trajet nous a pris environ 5h30 depuis la région parisienne, en autoroute presque tout du long en France avant de traverser le Jura. Les autoroutes en Suisse utilisent un système de vignette : pour environ 25 euros, vous pouvez rouler sur toutes les autoroutes de façon illimitée. Nous décidons de nous passer d'autoroutes en Suisse ; les distances que nous avons à couvrir ne sont pas bien grandes.
Nous n'avons pas très bien compris à quoi servait le poste de douane ; en effet, la Suisse fait partie de l'espace Schengen, et les douaniers présents n'ont même pas daigné regarder nos papiers. Tout juste un berger allemand vaguement menaçant machonnait un vieux pneu...
A notre entrée en Suisse, les maisons changent peu, si ce n'est la présence insistante de drapeaux aux fenêtres dans les villages, qui ne fleurissent en France qu'aux rares envolées de notre équipe de football. Nous nous tortillons sur des routes de moyenne montagne avant d'atteindre finalement les faubourgs lausannois, où nous découvrons que les feux rouges suisses passent au orange avant de passer au vert. Les autochtones réagissent de façon diverse au passage à l'orange : certains écrasent le champignon, d'autres attendent patiemment le vert, nous les imitons.
Arrivés à Lausanne, nous sommes immédiatement confrontés au relief pentu de la ville : ça monte et ça descend, certains immeubles ont un rez-de-chaussée d'un côté qui est le cinquième étage de l'autre. Du coup, la circulation n'est pas évidente quand on ne connait pas. Comme il est un peu tôt pour prendre possession de notre chambre, nous décidons de nous promener à Ouchy le long du lac Léman.
Il y a beaucoup de vent, mais le temps est magnifique. Nous avons vue sur les montagnes françaises sur l'autre rive à environ une trentaine de kilomètres ; les bâtiments oscillent entre hôtels de luxe et villas de luxe, en passant par le musée olympique dont nous laissons la visite à plus tard. L'eau du lac est presque bleue des mers du sud et les familles sont de sortie en ce lundi de pentecôte.
Nous revenons à l'hôtel, où nous sommes bien accueillis et installés dans une spacieuse chambre au deuxième étage avec vue sur le lac où nous attendent des chocolats et une bouteille d'eau minérale en guise de cadeaux de bienvenue. Malheureusement, la vue est en partie bouchée par un immeuble en face. La connexion internet fait des siennes, mais ce n'est qu'une question de branchement électrique, et tout rentre dans l'ordre. Les prises suisses sont les mêmes que les nôtres, sauf pour les prises de terre...
Nous dînons dans une brasserie un peu plus bas que l'hôtel, le petit chêne : les restaurants en Suisse sont encore pour peu de temps fumeurs, mais nous ne sommes pas incommodés. Le prix est plutôt plus élevé qu'en France, environ 15-20 % plus cher que Paris, mais les portions sont un peu plus généreuses ; pas de quoi justifier le prix, mais l'assiette de viande des grisons en entrée est tout de même garnie d'une bonne quinzaine de tranches ! Nous rentrons à l'hôtel pour une bonne nuit de sommeil en préparation de notre promenade dans les vignes.