Arrivée à Roppongi Hills
Nous arrivons à Tokyo vers midi. Le quartier de Roppongi Hills est une zone ultra-moderne finie il y a quatre ans, surélevée par rapport à la ville environnante (d'où le hills) qui a une certaine cohérence interne mais jure nettement dans le quartier qui l'entoure. Nous arrivons pendant le festival du film international de Tokyo à Roppongi Hills, il y a des pubs partout et plein de distributions de tracts.
L'hôtel, le
Grand Hyatt Tokyo, est très élégant mais également très impersonnel. Les touches japonaises sont très légères : une peinture ici, une sculpture là. La chambre n'a absolument rien de japonais. Nous imaginons que cela est fait pour qu'on se sente toujours au Hyatt qu'on soit à Tokyo, Paris ou Miami, mais cela manque d'un peu de chaleur, d'un peu d'âme. Tout le personnel parle très bien anglais. L'entrée nous semble étrange, mais cela vient du fait que la plupart des clients arrive en taxi par l'autre côté, alors que nous sommes arrivés en métro... On monte nos valises, on nous explique sommairemment ce à quoi on a droit et comment fonctionnent les appareils dans la chambre, et nous voilà lancés dans la mégalopole !
Shibuya et Shinjuku
La densité d'occidentaux a nettement augmenté par rapport à nos autres étapes. Ce statut nous vaut nettement plus d'intérêt et d'attention de la part des distributeurs en pleine rue, nous sommes même alpagués par un étudiant japonais qui collecte des fonds pour les enfants nécessiteux de je ne sais quel pays lointain. Le parc de Yoyogi est agréable, assez grand et spacieux, le sanctuaire est lui quelconque par rapport à ce qu'on a vu à Kyoto, mais nous y croisons des japonais en habits traditionnels.
Omotesando, la rue fashion, est assez décevante, mais peut-être y sommes-nous trop tôt pour apprécier les délires des adolescents japonais. Shinjuku n'a pas changé : une gare-ruche avec des dizaines de sorties, des milliers de japonais qui savent très bien où ils vont qui se croisent dans tous les sens. Les touristes sont les seuls à avoir le nez en l'air à essayer de déchiffrer les indications des différentes sorties... Nous cherchons le carrefour proche de la gare avec les passages piétons en diagonale, mais sans le trouver. Nous traversons le quartier à différentes altitudes, les yeux et les oreilles écarquillés par tant de néons et de bruits déversés par les magasins, les avertissements de la gare ou des passages piétons.
Nous dînons dans un pub irlandais, le tout arrosé de guiness, typiquement japonais :) puis rentrons à l'hôtel.