La ville de Shimoda


Le petit-déjeuner est à la hauteur du dîner : maquereau grillé, soupe, riz, légumes variés...

Petit déjeuner au Shimoda Yamatokan

Nous sommes déçus par les bains publics gratuits de l'hôtel, qui n'apportent pas grand chose quand on a comme nous un bain sur la terrasse, et les bains vantés sur la plaquette sont payants et assez chers. Nous partons arpenter la ville de Shimoda, petite cité balnéaire dont le principal fait d'arme est d'avoir été le théâtre de l'arrivée en 1854 des fameux "kurofune" (bâteaux noirs) du Commodore américain Perry, venu exiger du Japon l'ouverture au commerce international, avec des cannonières, un magnifique exemple de "gunboat diplomacy". Cette arrivée fracassante précipita la fin du régime des shogun Tokugawa et lança la modernisation du Japon de l'ère Meiji.

La ville n'a rien de rare, mais le parc surplombant la mer est agréable, nous protégeant temporairement du formidable vent qui souffle en provenance du Pacifique. Nous passons devant un parc aquatique présentant des dauphins, puis faisons le tour d'une petite île de la baie accessible par un pont suspendu sérieusement mis à mal par le vent.

Dogashima


Nous décidons de passer l'après-midi à Dogashima, une des attractions de la péninsule d'Izu, chapelet d'îles volcaniques ayant la particularité d'être creusées par la marée et de présenter des cavités où peuvent passer les bâteaux. Le voyage jusqu'à Dogashima en bus est assez pittoresque : des arrêts tous les deux cent mètres à peu près, mais très peu sont marqués en réalité. Nous nous arrêtons bêtement trop tôt et devons finir à pieds sur deux bons kilomètres en bord de mer, le vent souffle toujours. En tout, près d'1h30 pour arriver en vue de l'embarcadère !

La balade en bâteau vaut le déplacement : un tour d'une trentaine de minutes autour des îles blanchâtres couvertes de pins dont on se demande comment ils peuvent s'accrocher sur ces cailloux décharnés, et en clou du spectacle, le passage à l'intérieur des galeries souterraines creusées par la marée, dont une sorte de puisard permettant de voir le ciel depuis sous l'île, et une petite rade qui était paraît-il utilisée du temps de la sengoku pour cacher des bâteaux du clan Tokugawa. Comme souvent au Japon, on joue à découvrir des formes dans les pierres, plutôt grosses celles-ci : l'île la plus éloignée est décrite comme une tortue par le guide, j'y vois plutôt un éléphant... On nous explique un phénomène d'apparition de bans de sable en fonction de la marée, mais en japonais, c'est un peu trop compliqué !

Dogashima

Une fois revenus à terre, on peut se promener sur la presqu'île au puisard, constater la nature volcanique de la roche sur une zone moins couverte de végétation, et voir le bâteau suivant passer à travers la roche. Le retour se passe sans encombres, et à l'hôtel nous attend un dîner encore plus imposant, avec un sukiyaki délicieux (fondue japonaise de boeuf dans un bouillon brûlant).

Dogashima

Il y a Tom Cruise ce soir à la télé, Mission Impossible II ; après un quart d'heure de farfouillage, j'arrive à trouver la VO, c'est LE film en VO de la semaine sur la chaine publique japonaise, mais nous nous endormons avant la fin...
Les surfeurs sur la plage Tatado Les vagues du Pacifique Shimoda vue du haut de son parc Pont suspendu vers une petite île de la baie de Shimoda Baie de Shimoda Ile de Dogashima Puisard à Dogashima Escaladeur intrépide à Dogashima Falaises volcaniques à Dogashima