Arrivée à Miyajima
Départ pour Miyajima et son torii dans l'eau, les valises sont bien lourdes ! Le trajet n'est pas trop long malgré le changement à Hiroshima, le temps est magnifique. Le ferry JR nous dépose en nous décrivant sommairement l'île et son histoire. C'est une île sacrée depuis toujours dans la religion shinto, à tel point que jusqu'à récemment, on ne pouvait ni y naître, ni y mourir, ni y cultiver. Le sanctuaire sur pilotis, alternativement à sec ou les pieds dans l'eau suivant la marée, est un des plus importants du Japon, et le grand torii dans l'eau est la vue la plus connue du Japon avec le mont Fuji. Nous arrivons à 13h00 et nous faisons bêtement (à cause de moi) la moitié du chemin jusqu'à l'hôtel à pieds. Finalement, je laisse Séverine avec les valises et je trouve l'hôtel plus haut dans le parc, et l'homme de la maison nous emmène en voiture. Séverine a du fuir devant les assauts des daims qui ici aussi se promènent en liberté !
Le sanctuaire
La chambre est spacieuse, avec des toilettes de l'espace dernier cri et une belle salle de bains, le tout bordé par une petite rivière au milieu d'un parc d'érables.
Le dîner est à 18h30, nous descendons donc voir le sanctuaire, qui est à sec. Les bâtiments sont resplendissants (les sanctuaires shinto sont reconstruits tous les vingt ans), mais un peu vides. Les prêtres et leurs aides semblent préparer une cérémonie, mais impossible de savoir laquelle. Nous prenons nos premières photos du torii, de jour, et à sec (je ne pensais pas que la marée se retirait aussi loin !).
Il est très impressionnant de près, plus de quinze mètres de haut ; de nombreux pélerins laissent des pièces de monnaie dans les interstices du bois, certaines semblent être là depuis longtemps. Nous montons sur une colline, puis redescendons pour voir le soleil se coucher. Les petits japonais sont de sortie, les trépieds aussi, les photographes se préparant pour la baisse de luminosité donnant les plus belles photos.
Premier repas dans un ryokan
La nuit tombée, nous repartons vers notre ryokan ; le dîner est très bon : sashimi, crabe, crevette grillée, riz aux légumes, cheese cake et raisins de je ne sais plus où. Premier contat avec la super grand-mère, chef de l'auberge, qui nous donne des instructions contradictoires sur quoi manger et dans quel ordre. Je suis particulièrement la cible de ses attaques. Nous discutons avec les autres convives : deux israéliens parlant parfaitement français (un dont c'est la langue maternelle, Laurent) et deux américains de Saint-Paul, Minnesota, Eric, un photographe professionnel d'ascendance allemande et finlandaise, et sa femme. Tous ont beaucoup voyagé, plus que nous. Laurent encense Bali, Eric Capri. Les deux américains cherchent un endroit où acheter une maison de vacances en Europe pour la famille ; nous leur conseillons la Toscane, le sud de la France, la Touraine, l'Ile de Ré. Finalement, nous allons nous coucher sous de moelleuses couettes. Nous avons enfin la télé, nous pouvons regarder des idioties typiquement japonaises !